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Hébergement France : infrastructure vidéo souveraine

Réponse courte

L'hébergement France d'une infrastructure vidéo signifie que les composants critiques, SFU, TURN, signalisation, enregistrements et API, sont hébergés sur le territoire français ou européen, avec une chaîne de sous-traitants documentée dans le DPA. Ce n'est pas seulement la page web d'accueil, c'est la résidence des flux et des métadonnées.

Quels composants doivent être hébergés en France ?

Composant Données traitées Criticité souveraineté
SFU Flux vidéo en transit Haute
TURN Flux relayés Haute
Signalisation Métadonnées session Haute
Enregistrements Données personnelles Haute
API / logs Identifiants, audit Haute
CDN (si utilisé) Cache vidéo Moyenne

→ Architecture : architecture vidéo

Hébergement France vs hébergement US

France / UE US
Résidence données UE USA
Cadre juridique RGPD natif CLOUD Act
Chaîne sous-traitants Documentable UE Risque transfert
Latence France Optimale Variable
Exigence secteur public Souvent obligatoire Rarement accepté

Pour les collectivités, grands comptes et intégrateurs soumis à des exigences de souveraineté, l'hébergement France est un critère d'appel d'offres.

France cloud vs on-premise

Cloud France (éditeur) On-premise (client)
Ops Éditeur / infogéreur Client
Time-to-market Rapide Plus long
Contrôle données Contractuel (DPA) Total
Scalabilité Élastique Capacité fixe
Coût initial Faible Élevé

Les deux options sont compatibles avec une stack WebRTC open source.

Critères de vérification pour la DSI / DPO

  1. Cartographie : liste des composants et leur localisation ;
  2. DPA : contrat de sous-traitance avec localisation explicite ;
  3. Sous-traitants : chaîne complète (hébergeur, CDN, monitoring) ;
  4. Transferts hors UE : aucun ou encadrés (CCT, BCR) ;
  5. Enregistrements : zone de stockage documentée ;
  6. TURN : relais média en France, pas seulement le portail web.

RGPD vidéo · Cloud souverain vidéo

Hébergement France et latence

Un SFU hébergé en France réduit la latence pour les participants européens : avantage direct pour la communication temps réel.

Scénarios sectoriels

Secteur Exigence typique Composants à localiser en France
Collectivités / public Résidence UE, souveraineté SFU, TURN, enregistrements, logs
Santé / médico-social Données sensibles, hébergeur HDS si applicable Flux + métadonnées + stockage
Finance / assurance Audit, DPA strict, pas de transit US Chaîne complète documentée
Industrie / SAV Sessions terrain, faible latence TURN France + SFU proche des sites
Formation / RH Parcours apprenants, replay Enregistrements UE, durée de rétention

Dans chaque cas, la question n'est pas « le site est-il en .fr ? » mais « où transitent les flux et où dorment les enregistrements ? ».

Checklist appel d'offres (extrait)

Points fréquemment exigés dans les consultations publiques ou grands comptes :

  • Localisation contractuelle des traitements (France ou UE) ;
  • Liste des sous-traitants et de leur localisation ;
  • Absence de transfert hors UE ou garanties appropriées (CCT) ;
  • TURN et relais média sur territoire européen ;
  • Enregistrements : zone, chiffrement au repos, durée de conservation ;
  • DPA conforme art. 28 RGPD livré avant mise en production ;
  • Plan de continuité et RTO/RPO documentés ;
  • Audit ou pentest sur demande (selon criticité).

→ Modèle de cadrage : article hébergement France

Audit express : 5 questions à poser à l'éditeur

  1. Où est le SFU au moment où deux participants français échangent ?
  2. Où est le TURN si le P2P échoue derrière le pare-feu du client ?
  3. Où sont stockés les enregistrements et pendant combien de temps ?
  4. Qui sont les sous-traitants de second niveau (hébergeur, CDN, monitoring) ?
  5. Quelles API tierces (analytics, transcription) reçoivent des métadonnées ?

Si l'éditeur ne peut répondre précisément sur le TURN, l'audit souveraineté est incomplet : c'est le piège le plus courant en RGPD vidéo.

Scénario : visioconférence multi-sites

Un groupe industriel français (siège Paris, usines Lyon et Lille) déploie une visioconférence professionnelle :

  • Les participants internes rejoignent depuis le VPN ou le réseau bureau ;
  • Le SFU France minimise la latence entre sites ;
  • Le TURN France relaye les techniciens en 4G sur le terrain ;
  • Les enregistrements restent sur stockage UE pour les comités de direction ;
  • Le DPA liste l'hébergeur cloud et le prestataire de backup.

Le funnel produit Meeting couvre l'exploitation ; leagora.io documente les critères d'architecture et la cartographie d'hébergement.

Comment Leagora héberge en France ?

Déploiement cloud France ou on-premise pour l'infrastructure WebRTC complète (SFU, TURN, API). Les produits métier (meeting.leagora.io, assistance-video.fr) s'appuient sur cette infrastructure.

Contact pour la cartographie et le DPA.

FAQ

« Hébergé en France » suffit-il pour le RGPD ?

C'est un critère important mais pas suffisant seul : il faut aussi le DPA, la gouvernance des enregistrements et la base légale. Voir RGPD.

Le TURN doit-il aussi être en France ?

Oui : les flux relayés par TURN transitent par le serveur. Un TURN US annule l'intérêt d'un SFU France.

Peut-on exiger un hébergement France en appel d'offres public ?

Oui : c'est un critère courant pour les collectivités et établissements publics.

Cloud France vs on-premise : lequel choisir ?

Cloud France pour la rapidité et l'élasticité. On-premise pour le contrôle total ou les contraintes sectorielles (défense, santé).

Leagora.io héberge-t-il les produits métier ?

L'infrastructure est partagée par les produits du groupe, hébergée selon les options contractuelles.

Aller plus loin

À retenir

  • Hébergement France = SFU + TURN + signalisation + stockage en UE.
  • Vérifier la cartographie complète, pas seulement la page web.