Aller au contenu principal

Latence vidéo : optimiser le temps réel WebRTC

Réponse courte

La latence vidéo en WebRTC mesure le délai entre l'émission d'une frame et sa réception par l'autre participant. En conditions normales, l'ordre de grandeur est 200 ms à 1 seconde pour l'interaction, bien en deçà du streaming différé (HLS, 5–30 s). Les facteurs principaux sont la distance au SFU, la qualité réseau, le choix de chemin ICE et le dimensionnement serveur.

Latence WebRTC vs streaming différé

Protocole Latence typique Usage
WebRTC 200 ms – 3 s Dialogue, vidéo en temps réel, assistance
WebSocket (data) 50 – 500 ms Signalisation, chat
HLS / DASH 5 – 30 s Webinaire massif, replay
RTMP 2 – 5 s Ingestion streaming

Pour la communication temps réel, WebRTC est le protocole adapté.

Les 6 facteurs de latence WebRTC

1. Distance réseau au SFU

Chaque milliseconde de RTT (Round Trip Time) s'ajoute. Un SFU en France minimise la latence pour les participants européens.

2. Chemin ICE (direct vs TURN)

  • Direct (P2P ou SFU proche) : latence minimale ;
  • Relais TURN : latence additionnelle (1 hop serveur) ;
  • TURN TCP fallback : latence plus élevée que UDP.

STUN et TURN

3. Codecs et encodage

  • VP8/VP9/H.264 : encodage hardware accéléré = latence réduite ;
  • Résolution et fps : 720p/30fps = bon compromis latence/qualité ;
  • Simulcast : le SFU choisit la couche sans retranscoder.

4. Dimensionnement SFU

Un SFU saturé (CPU, bande passante) ajoute du jitter et du buffering : latence perçue qui grimpe.

5. Qualité réseau client

  • Wi-Fi saturé, 4G faible → adaptation bitrate → latence variable ;
  • Packet loss → retransmissions → latence additionnelle.

6. Architecture (SFU vs MCU)

Le SFU (forwarding sans transcodage) a une latence inférieure au MCU (mixage/transcodage).

Latence acceptable par usage

Usage Latence cible Protocole
Conversation / vidéo en temps réel < 300 ms idéal WebRTC
Assistance / diagnostic < 1 s WebRTC
Réunion 10+ participants < 1–2 s WebRTC + SFU
Live interactif (Q&R) < 3 s WebRTC ou hybride
Webinaire massif (passif) 5–30 s acceptable HLS/DASH

Comment mesurer la latence ?

  • getStats() API : RTT, jitter, packet loss côté client ;
  • Monitoring serveur : latence SFU, charge CPU ;
  • Tests réseau : postes pare-feu, 4G, Wi-Fi en pilote ;
  • MOS score : qualité perçue audio/vidéo.

Optimiser la latence : checklist DSI

  1. SFU hébergé proche des participants (France) ;
  2. TURN documenté avec UDP prioritaire, TCP fallback ;
  3. SFU dimensionné pour le nombre de participants ;
  4. Codecs hardware-accelerated activés ;
  5. Simulcast / SVC pour l'adaptation sans retranscodage ;
  6. Monitoring continu (alertes jitter > 30 ms).

Latence et scalabilité

La scalabilité ne doit pas dégrader la latence : c'est pourquoi le SFU horizontal (pas le MCU) est le standard.

Comment Leagora optimise la latence ?

Infrastructure WebRTC avec SFU en France, TURN documenté, simulcast, monitoring. Contact pour un atelier réseau.

Produits : meeting.leagora.io (vidéo en temps réel), assistance-video.fr (assistance 1:1).

FAQ

Quelle latence minimale avec WebRTC ?

~150–200 ms en conditions optimales (direct, même réseau). En production B2B : 300 ms – 1 s est réaliste.

Le TURN augmente-t-il la latence ?

Oui, d'un hop serveur (~20–100 ms selon distance). Moins que l'échec de connexion sans TURN.

La latence dépend-elle du navigateur ?

Marginalement : Chrome, Firefox, Safari récents ont des performances comparables. Le réseau domine.

HLS peut-il avoir une latence faible ?

LL-HLS (Low Latency HLS) vise 2–5 s : mieux que HLS classique, mais au-dessus de WebRTC pour l'interaction.

Leagora.io garantit-il une latence chiffrée ?

Leagora.io documente les facteurs. Les garanties SLA sont contractuelles.

À retenir

  • Latence WebRTC = 200 ms – 1 s en production (sub-secondaire en optimal).
  • SFU France + TURN documenté + simulcast = triptyque optimisation.
  • Leagora.io = hub infrastructure ; produits métier sur les sites satellites.